La Licence d’entrepreneur du spectacle
GESTION ASSOCIATIVE
Rubrique : Secteurs spécifiques
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sommaire
La licence d'entrepreneur
de spectacles
Source IRMA
A Législation
B Obtention
C Conséquences
Formulaire
administratif
Attention: le texte de cette rubrique est
provisoire car la législation est en train de changer concernant
la réglementation de la licence d’entrepreneurs de spectacles mais
les textes ne sont pas encore disponibles
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Législation
L’ordonnance du 13 octobre 1945 dans son premier chapitre
définit 6 catégories de licence :
-
la Licence n° 1 concerne les théâtres nationaux
;
-
la Licence n° 2 concerne les autres théâtres
fixes ;
-
la Licence n° 3 concerne les tournées théâtrales
et démontables, exclusivement consacrées à des spectacles
d’art dramatique, lyrique ou chorégraphique ;
-
la Licence n° 4 concerne les concerts symphoniques et
autres, orchestres divers et chorales ;
-
la Licence n° 5 concerne les théâtres de
marionnettes, cabarets artistiques, café concerts, music-hall et
cirques ;
-
la Licence n° 6 concerne les spectacles forains, exhibitions
de chant et de danse dans les lieux publics et tous spectacles de curiosités
ou de variétés.
En règle générale, le secteur des musiques
actuelles est concerné par les licences 5 et 6.
Depuis la loi du 31 janvier 1992 modifiant l’ordonnance
de 45, les associations qui ont pour activité habituelle la production/organisation
de spectacles sont soumises à l’obligation d’obtention de la licence.
Seuls les collectivités publiques, les particuliers
ou les associations organisant au maximum deux spectacles
occasionnels dans l’année, en vue de subvenir aux besoins du
culte ou d’œuvres de bienfaisance, et les établissements dépendant
de la direction générale des Arts et des Lettres ne sont
pas soumis aux dispositions qui précèdent.
La licence d’entrepreneur de spectacles est personnelle,
incessible et valable pour la gestion d’une seule entreprise que cela soit
une société ou une association.
Dans une structure de type SARL ou SA, c’est le gérant
ou le PDG qui sera titulaire.
Dans une association ce sera le président, ou le
mandataire, souvent le directeur salarié par l’association, ayant
reçu une délégation de pouvoir de la part du président
après délibération du CA.
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Obtention
Pour obtenir une licence n° 3, n° 5 et n°
6 il faut en faire la demande à la Drac de sa région et fournir
:
-
un CV détaillant l’expérience du demandeur
dans le domaine du spectacle,
-
les documents précisant la forme juridique de la structure
(extrait du registre du Commerce, dépôt à la préfecture...)
et la fonction du futur titulaire dans cette structure.
-
une fiche d’état civil de moins de trois mois,
-
un extrait du casier judiciaire n°3.
-
les associations joindront la liste des membres du CA et
la copie de la délibération nommant le candidat comme responsable
si le demandeur n’est pas le président.
Pour la licence n° 5, il faudra justifier du bail de
location ou de l’acte de propriété du lieu.
La licence est accordée à titre provisoire
pour 2 ans. Pour la renouveler, il faudra fournir les justificatifs délivrés
par les organismes
sociaux prouvant que le responsable a bien respecté la législation
sociale (Urssaf, Griss, Assedic, Congés spectacles...) mais également
respecté les contrats spécifiques au spectacle, celui avec
la Sacem, et le versement de la taxe
parafiscale.
Même définitive, la licence peut être
retirée à son titulaire s’il arrivait qu’il ait enfreint
la législation.
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Conséquences
Le spectacle est défini dans le Code du commerce
(Art. 632) comme une activité commerciale. Donc, toute entreprise
qui produit et organise des concerts de façon régulière,
quelle que soit sa forme juridique, est assimilée à une structure
commerciale.
Cet état de fait implique quelques obligations
:
-
le producteur-organisateur est l’employeur de l’artiste,
il est responsable du versement des cachets et de toutes les charges et
démarches sociales afférentes. Il ne peut en aucun cas utiliser
les vignettes Urssaf pour les artistes.
-
il doit appliquer la convention collective correspondant
à son activité,
-
il doit tenir une comptabilité conforme au plan comptable
en vigueur,
-
il ne bénéficie pas des exonérations
fiscales propres aux associations et, est soumis à la TVA (au taux
réduit de 5,5% pour le spectacle, et super réduit de 2,1%
sur les recettes de billetterie des spectacles n’ayant pas été
représentés plus de 140 fois)
-
il doit se conformer à la législation en vigueur
et verser les diverses taxes et droits obligatoires dans le secteur (taxe
parafiscale, Sacem).
Marie José Sallaber
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