FRAIS PROFESSIONNELS DES ARTISTES
- MODE D’EMPLOI –
SOURCE : SNAM (Syndicat National des
Artistes Musiciens de France)
Rappel de la situation :
Depuis la déclaration des revenus de l’année 1998, les
artistes sont amenés à rentrer dans le système de
déclaration des frais réels, puisque le plafond des déductions
supplémentaires accordées à certaines professions
est régulièrement abaissé jusqu’à devenir nul
pour les revenus de 2001. Les déductions supplémentaires,
seront donc par le fait supprimé.
Pour compenser la perte des déductions supplémentaires,
le SNAM, fortement aidé par la section musique du syndicat CGT du
Radio- France, a obtenu du ministère des Finances un aménagement
de la déclaration des frais professionnels engagés pour l’exercice
de la profession en général (notamment d’achat et l’entretien
des instruments pour les artistes musiciens, l’entretien de la voix pour
les artistes choristes ou l’entretien du corps pour artistes chorégraphiques.
LA DECLARATION DES FRAIS PROFESSIONNELS REELS ENGAGES PAR LES ARTISTES.
Ne pas oublier que la déclaration des frais réels entraîne
la disparition de la déduction forfaitaire de 10 % et de la déduction
supplémentaire de 20 ou 25 % applicable aux professions artistiques.
L’aménagement que nous avons négocié avec le ministère
des Finances consiste à forfaitiser partiellement la déclaration
de nos frais professionnels réels.
-
FRAIS PROFESSIONNELS SPECIFIQUES POUVANT FAIRE L’OBJET DE FORFAITS
1A. Artistes musiciens
Le salaire net imposable, auquel s’ajoutent éventuellement :
-
Les rémunérations perçues au titre d’une activité
d’enseignement (1).
-
Les indemnités versées par le régime spécifique
d’assurance chômage,
-
Les remboursements et/ou allocations pour frais professionnels (hors défraiements),
et jusqu’au plafond de 778 500 F pour les revenus de 1999, fait l’objet
d’un abattement forfaitaire de 14 % pour couvrir les frais suivants :
-
Frais d’achat, d’entretien et de protection ( notamment les primes d’assurance)
des instruments de musique (2).
-
Frais d’achat de matériels de technique (affectés partiellement
ou totalement à un usage professionnel) tels que platines, disques,
casques, micros…
-
S’il y a lieu, un second instrument ( un piano par exemple).
N.B. Au cas où le montant des frais énumérés
ci-dessus dépasserait de forfait de 14 %, celui-ci peut-être
abandonné et les frais sont alors déclarés pour leur
montant réel et justifiable.
1B. Artistes chorégraphiques, lyriques et choristes.
Le salaire net imposable, auquel s’ajoutent éventuellement
:
-
Les rémunérations perçues au titre d’une activité
d’enseignement (1).
-
Les indemnités versées par le régime spécifique
d’assurance chômage,
-
Les remboursements et/ou allocations pour frais professionnels (hors défraiements),
et jusqu’au plafond de 778 500 F pour les revenus de 1999, fait l’objet
d’un abattement forfaitaire de 14 % pour couvrir les suivants :
-
Frais de formation tels que les cours de danse ou de chant selon le cas,
les cours de danse ou de chant selon le cas, les cours de piano, les cours
de langues étrangères pour les choristes selon les nécessités
du répertoire,
-
Frais médicaux restant à la charge effective des intéressés
tels que les soins de kinésithérapie, d’ostéopathie,
d’acupuncture, les soins dentaires (notamment et prothèse), les
frais médicaux liés au contrôle ou à l’entretien
des cordes vocales, tous autres soins médicaux en relation avec
l’activité professionnelle,
-
Frais d’instruments de musique et frais périphériques tels
que l’acquisition d’un piano et les frais accessoires, ainsi que les frais
d’acquisition et d’utilisation de matériels techniques (2).
N.B Au cas où le montant des frais énumérés
ci-dessus dépasserait le forfait de 14 %, celui-ci peut-être
abandonné et les frais sont alors déclarés pour leur
montant réel et les frais sont alors déclarés pour
leur montant réel et justifiable.
2 ENSEMBLE DES PROFESSIONS ARTISTIQUES
Le salaire net imposable défini au 1A et 1B ci-dessus dépasserait
le forfait de 5 % pour couvrir les frais suivants :
-
Frais vestimentaires et de coiffure, de représentations, de communications
téléphoniques à caractère professionnel,
-
Frais fournitures diverses tels que partitions, métronome, pupitre…
-
Frais médicaux spécifiques et les artistes lyriques, soliste
et choriste.
N.B Au cas ou le montant des frais énumérés ci-dessus
dépasserait le forfait de 5 % celui-ci peut-être abandonné
et les frais sont alors déclarés pour leur montant réel
et justifiable.
La déduction forfaitaire de 5 % s’applique aux artistes dramatiques,
lyriques, cinématographiques ou chorégraphiques, aux artistes
musiciens, aux régisseurs de théâtre.
Les forfaits de 14 % et de 5 % sont indépendants l’un de l’autre.
Les artistes peuvent opter pour les deux forfaits, ou pour un seulement,
ou pour aucun selon le montant des frais réellement engagés.
-
FRAIS PROFESSIONNELS SPECIFIQUES DELCLARES POUR LEUR MONTANT REEL.
3. Artistes intermittents.
Ils peuvent déduire les dépenses liées à
la recherche de leurs emplois successifs (frais de déplacement,
de photographie, de confection et d’envoi de CV, d’inscription à
des annuaires professionnels…), ainsi que celles relatives à l’entretien
et au développement de leurs connaissances ou de leur pratique professionnelle.
-
Fais professionnels NON-SPECIFIQUES
4 Frais de transport entre le domicile et lieu de travail
Deux cas de figure peuvent se présenter : la distance entre le
domicile et le lieu de travail est :
1/ inférieur ou égale à 40 km
2/ supérieur à 40 km
Dans le premier cas, les frais de déplacement sont considérés
comme inhérents à la fonction ou à l’emploi et sont
donc déductibles sur justificatifs (notamment l’utilisation du véhicule
personnel et le nombre d’allers et retours dans la journée).
Dans le second cas, la prise en compte de la totalité des frais
de transport sera effective si l’éloignement ne résulte pas
d’un choix personnel (précarité ou mobilité de l’emploi,
contraintes familiales ou sociales …) A défaut, la déduction
des frais de transport est limitée à 40 km.
Les frais engendrés par l’utilisation d’un véhicule personnel
sont cumulés selon le barème administratif du prix de revient
kilométrique des véhicules automobiles ou deux roues à
moteur.
5. Autre frais de transport
Dépenses engagées pour toute activité professionnelle
en dehors des frais cités au précédent paragraphe,
par exemple dans le cadre d’un contrat avec un employeur occasionnel ou
à l’occasion du déplacement d’un ensemble permanent.
-
Frais supplémentaires de repas sur le lieu de travail
Il s’agit des dépenses supportées lorsque les repas
ne peuvent pas être pris au domicile en raison des horaires de travail
ou de l’éloignement. Ces dépenses ne sont pas prises en compte
s’il existe une cantine ou un restaurant d’entreprise (à moins d’une
nécessité médicale.
Compte tenu de ce que les frais de nourriture constituent une dépense
d’ordre personnel, la dépense réelle est diminuée
de la valeur du repas qu’aurait été pris au domicile, soit
18.42 F en moyenne annuelle pour 1999 lorsque la rémunération
ne dépasse pas le montant du plafond de la Sécurité
Sociale (173.640 F en 1999) ou 27.64 F en moyenne annuelle pour 1999 lorsque
la rémunération dépasse le montant dudit plafond.
En l’absence de justificatifs suffisamment précis, la dépense
supplémentaire peut être évaluée, par repas,
à 18.42 F lorsque la rémunération ne dépasse
pas le plafond de la Sécurité Social ou à 27.64 F
en moyenne annuelle lorsque la rémunération dépasse
le montant dudit plafond pour 1999.
La dépense supplémentaire est diminuée de la participation
de l’employeur, le cas échéant, à l’acquisition de
titres- restaurant.
-
Frais de repas et d’hébergement en déplacement
Dépenses de repas et d’hébergement engagé pour
toute activité professionnelle autre que celle citée au paragraphe
4.
Lorsque l’artiste perçoit certaines allocations, indemnités
ou remboursement de frais de la part de l’employeur, ces sommes sont déclarées
pour leur montant réel et justifiable.
Cependant, il est admis par l’administration fiscale que ne sont pas
intégrer aux salaires :
-
L’allocation de saison, service en compensation des frais de double résidence
supportée lors des engagements, ainsi que les remboursements de
leur frais de déplacement, alloués pendant la durée
de la saison aux artistes musiciens, chef d’orchestre et autres professionnels
du spectacle engagés par les casinos ou les théâtres
municipaux,
-
Les allocations et remboursements de frais alloués aux musiciens,
chefs l’orchestre et choristes au titre des frais de transport et de séjour
(hébergement et repas) qu’ils exposent lors de leurs déplacements
professionnels, notamment à l’occasion des tournées des orchestres
en France ou à l’étranger ou de la participation à
des festivals,
-
Les indemnités journalières de " défraiement " versées,
en compensation des frais supplémentaires de logement et de nourriture
qu’ils supportent à l’occasion de leurs déplacements, aux
artistes dramatiques, lyriques et chorégraphiques ainsi qu’aux régisseurs
de théâtre qui participent à des tournées théâtrales
(instruction ministérielle du 30 décembre 1998)
-
Dans ces cas, bien évidemment, l’artiste ne peut pas déduire
les dépenses censées être couvertes par les sommes
perçues.
-
Frais de documentation
-
Frais d’achat d’ouvrage professionnels et frais d’abonnements à
des publications professionnelles.
-
Frais de local professionnel
Les services des impôts admettent que certains salariés
affectent une partie de leur habitation à leur activité professionnelle.
C’est ainsi qu’il est admis que pour les artistes musiciens, l’affection
d’une pièce de la résidence principale à des fins
professionnelles sera justifiée par la disposition au domicile d’instruments
de musique dédiés aux répétitions ou par la
réalisation d’agencements spécifique comme l’insonorisation.
Cette pièce peut-être affectée en partie ou en totalité
à l’activité professionnelle.
Ainsi, il peut être admis que la partie d’un logement affectée
à l’exercice de la profession représente :
-
pour un logement comportant plus d’une pièce d’habitation, une pièce
de ce logement,
-
Pour un studio, la moitié au plus de la surface de celui-ci.
- Le salarié qui souhaite la prise en compte d’une surface
supérieure à ce qui peut être admis doit justifier
sa revendication.
- Le pourcentage déterminé entre le local professionnel
et la surface totale le l’habitation s’applique :
-
aux dépenses d’entretien, de réparation et d’amélioration,
-
aux dépenses des grosses réparations,
-
aux charges de copropriété,
-
aux diverses dépenses à caractère locatif telles que
les frais de nettoyage, de gardiennage, de ramonage, d’éclairage,
de chauffage, de primes d’assurance …
-
aux dépenses d’agencement spécifiques à l’exercice
de la profession à concurrence du montant de la dépréciation
subie,
-
Aux impôts locaux tels que taxe foncière sur les propriétés
bâties, taxe d’habitation, taxes facultatives instituées par
les collectivités locales (ex : taxe d’enlèvement des ordures,
taxe de balayage…)
-
au loyer proprement dit, pour les locataires, augmenter des sommes remboursées
au bailleur,
-
Aux intérêts, pour les propriétaires, des emprunts
contractés pour l’acquisition de la résidence principale
ou son agrandissement, ou pour sa reconstruction partielle.
Exemples de justificatifs à fournir :
-
actes d’acquisition ou de location de l’habitat principal faisant apparaître
la superficie des pièces,
-
contrats et échéanciers des emprunts contractés,
-
quittance de loyer, de gaz et électricité, de téléphone,
d’assurance…
-
Facture de fournisseur, installateur, entrepreneurs…, comportant les dates
de réalisation et de paiement des travaux, le montant du prix acquitté
et la périodicité des versements.
-
Frais de matériel, mobilier et FOURNITURE autre que celles
visées au 2 ci-dessus
Ce sont des frais se rapportant à l’exercice de la profession
:
-
frais de fournitures et d’imprimés,
-
frais de communication (téléphone, télécopie…)
-
Dépenses de mobilier, de matériel et d’outillage.
En cas d’utilisation mixte, la dépense doit être réduite
en proportion et l’utilisation à des fins privées.
11.Cotisation professionnelles
-
Les cotisations syndicales sont déclarées pour leur montant
réel sans limitation,
-
Les cotisations pour assurances professionnelles peuvent être déductibles
sous certaines conditions. Concernant la possibilité de déduire
les cotisation relatives à l’assurance professionnelle à
la quelle ont adhéré nombre d’artistes musiciens d’orchestres
et quelques intermittents, le ministère des Finances n’a toujours
pas de position claire. Nous ne pouvons donc pas donner d’indication précise
à ce sujet, mais nous estimons légitime de déduire
ces cotisations.
12. Autres frais
-
Les dépenses engagées pour l’exercice du mandat de représentation
du personnel (délégué syndical, délégué
du personnel…) ont le caractère de frais professionnels, déduction
faite des allocations pour frais ou remboursement de frais de la part de
l’employeur.
-
Tout autre frais ayant un caractère professionnel ne figurant pas
dans les rubriques de ce mode d’emploi.
N.B : Les frais de garde d’enfant, justifiables, font l’objet d’une
mesure de réduction d’impôt d’ordre général
et n’ont donc pas à figurer dans les frais professionnels.
Comment procéder ?
Les déductions supplémentaires sont toujours en vigueur,
mais plafonnées à 20.000 F. Le plafond descendra à
10.000 F pour les revenus de 2000, puis à 0. Les déductions
supplémentaires disparaîtront.
Donc le recours à la déduction supplémentaire peut
encore être intéressant :
-
pour les artistes qui bénéficient d’une déduction
supplémentaire de 20 % et dont le salaire net imposable de 1999
n’excède pas 111.111 F
-
Pour les artistes qui bénéficient d’une déduction
supplémentaire de 25 % et dont le salaire net imposable de 1999
n’excède pas 88.888 F
A moins bien évidemment, que le recours aux frais réels
comme indiqué ci- dessous ne se révèle plus intéressant.
Tout les justificatifs des frais listés (hormis pour les forfaits
de 14 % et 5 % ) doivent être tenus à la disposition de l’inspection
des Impôts. Cela signifie qu’il ne faut pas les joindre à
la déclaration de revenus, mais que vous devez les conserver jusqu'à
la fin de la 3e année suivant celle au titre de laquelle
l’imposition est due ?
Exemple : Pour les revenus de 1997 (déclarés en 1998),
le " délai de remise " expirera le 31 décembre 2000, " le
délai de remise " étant le laps de temps pendant lequel l’administration
à le pouvoir de contrôler et rectifier les déclarations.
Vous trouverez ci-après un modèle de note annexe que vous
pouvez reproduire et la joindre à votre déclaration de revenus,
après avoir inscrit le montant total aux lignes AK à FK de
la déclaration.
1) Les artistes dont l’enseignement est la principale
activité ne bénéficient des forfaits de 14 % et 15
% que sur leurs activités d’artistes interprètes, à
condition qu’il applique la déclaration des frais professionnels
réels pour l’ensemble de leur revenus (lettre du directeur de la
Législation Fiscal, Hervé LE FLOC’H-LOUBOUTIN, du 19 février
1999).
(2) Les intérêts d’emprunts contractés
pour l’acquisition d’un instrument ne sont pas dans le forfait de 14 %
; ils sont déductibles pour leur montant réel acquitté
au cours de l’année d’imposition.
Elaboré par Raymond SILVAND le 31/01/2000
Annexe 1
NOTE ANNEXE A LA DECLARATION DES REVENUS
ETAT DETAILLE DES FRAIS PROFESSIONNELS DEDUITS POUR
LEUR MONTANT REEL
( Profession artistique )
Nom et Prénom :
Adresse :
Profession exercée :
Mes frais professionnels, déduits pour leur montant réel
sur le fondement des dispositions du septième alinéa du 3°
de l’article 83 du code général des Impôts telles qu’elles
ont été précisées par l’instruction du 30 décembre
1998 (B.O.I F-1-99), notamment dans sa section 4 en ce qui concerne les
professions artistiques, s’établissent comme suit pour l’imposition
se mes rémunérations de l’année 1999 :
| NATURE DES FRAIS |
MONTANT FORFAITAIRE |
| 1a Artistes musiciens : Frais
d’instruments de musique et frais accessoires
1b Artistes chorégraphiques, lyriques et choristes :
Frais formation, frais médicaux et frais d’instruments de
musiques |
14 % de R(1), soit………..F
14 % de R( 1), soit………..F |
| 2 Frais vestimentaires et de coiffure,
de représentation, de communications téléphoniques
professionnelles, de formation et de fournitures diverses
( partitions, pupitres…..) |
5 % de R (1), soit …………F |
| |
MONTANT REEL |
| 3 Artistes intermittents : Frais
pour recherche d’emplois |
………………………..F |
| 4 Frais de transport entre le
domicile et le lieu de travail (2) |
………………………. F |
| 5 Autre frais professionnels de
transport (2) |
………………………..F |
| 6 Frais supplémentaires
de repas sur le lieu de travail |
………………………..F |
| 7 Frais de repas et d’hébergement
en déplacement |
………………………..F |
| 8 Frais de documentation |
………………………..F |
| 9 Frais de local professionnel |
………………..………F |
| 10 Frais de matériel, mobilier
et fournitures autres que celles visées au 2 ci- dessus |
……………………..…F |
| 1 1 Cotisations professionnelles |
………………………..F |
| 12 Autres frais |
………….….…………F |
| TOTAL DES DEDUITS * |
…………..……………F |
-
(à reporter, selon le cas, lignes AK, BK, CK, DK,
EK, FK de votre déclaration )
-
R= Rémunération déclarée au titre
de l’activité artistique concerné, c’est à dire net
notamment de cotisations sociales obligatoires et de la part déductible
de la CSG, le cas échéant plafonnée à 778.500
F pour les revenus de l999
-
Le cas échéant, applications des barèmes
administratifs du prix de revient kilométrique des véhicules
automobiles ou deux roues à moteur :
Puissance fiscale du véhicule :………………………
cv ou cm3
Kilométrage professionnel parcouru : ……………………Km
Frais déductibles (à reporter ligne 4
et 5 ) : …..…………….F
Annexe 2
DEDUCTION FORFAITAIRE ET / OU FRAIS REELS ?
Cas de figure:
Georges, bassiste des " Gais Lurons de Cuges-les-pain ", a perçu
en 1999 : 90 000F au titre des prestations avec le Groupe et 40.000 F d’allocations
ASSEDIC. Il a, en outre, perçu 20.000 F à raison des cours
pour adultes qu’il donne comme remplaçant dans des écoles
de musique de Montreuil et de saint Denis. Il n’a pas perçu d’indemnité
à ce titre.
-
Option pour les déductions forfaitaires.
Il aurait droit, outre la déduction de 10 %, soit le 15.000
F à la déduction forfaitaire supplémentaire de 20
% (voir plus haut) propre aux artistes musiciens, mais pas sur les revenus
perçus pour ces activités d’enseignement, soit 16.200F (
de plafond de 20.000 F pour les revenus de 1999 sera abaissé à
10.000 F pour les revenus de 2000, puis disparaîtra)
Georges bénéficierait d’une déduction totale de
15.000 F +16.200 F avant abattement général de 20 %
-
Option pour les frais réels
L’option pour les frais réels, rappelons-le, présente cette
particularité pour les artistes de pouvoir déclarer certains
frais de manière forfaitaire ou pour leur montant réel. Cet
aménagement de frais réels pour les professions artistiques
est le résultat des négociations et actions ( sous forme
de grève à l’Opéra National de Paris et Radio-France
) menées principalement par le SNAM et la section musique du Syndicat
National de la radiotélévision (SNRT).
2-1) Frais spécifiques aux artistes musiciens : forfait de
14 % ou réel ?
George a acheté une nouvelle basse en 1999 : 10.000 F un piano
droit d’occasion pour 2.000 F. Il a emprunté à cet effet
30.000 F. Il a versé en 1999 1.000 F d’intérêts.
Deux possibilités s’offrent à lui :
-
Georges peut faire valoir au titre des frais réels un amortissement
linéaire sur trois ans soit 10.000 F au titre de 1999. Au dépense
: Frais d’accord pour le piano : 700 F, réparation d’un ampli :
400, achat de cédéroms : 2000 F, assurance spécifique
matériel : 2000 F.Soit un total réel de 1.000 +10 000 + 700
+ 400 + 2000 + 2000 = 21.000 F
Georges a intérêt à opter pour de forfait spécifique
musicien de 14 %
-
Frais spécifiques à l’ensemble des professions artistiques
: forfait de 5 % ou réel ?
Georges peut justifier d’achat de partitions pour 1.500 F de frais
de vêtements pour 3.000 F. Il est inscrit au Conservatoire du X ème
arrondissement où il suit des cours d’harmonie, de contrepoint et
de composition. Il se présentera au Concours du diplôme d’Etat
et Certificat d’Aptitude de solfège dans la perspective d’enseigner
dans une école de musique ou un conservatoire.
En outre il prend des cours de direction de chœurs avec un professeur
particulier pour lesquels il peut justifier d’un montant total de dépense
égal à 4.000 F
Là encore deux possibilités s’offrent à lui :
Georges peut déclarer ses frais réels dont le total se monte
à : 1.500+3.000 + 3.500 + 4.000 = 12.000 F
-
S’il s’appliquait le forfait de 5 % au titre de ses frais, Georges ne déduirait
que 150.000 x 5 % =7.500 F
Georges a intérêt à choisir la déclaration de
ses frais réels plutôt que le forfait de 5 %
-
Frais pour recherche d’emploi
George a dépensé 2.000 F qu’il peut déduire de
ses revenus, en confection et envoi de plaquettes, d’inscription à
des annuaires professionnels, en photographies, en déplacements,
au titre de la recherche d’emplois
2-4 Fais de déplacement domicile/ lieu de travail.
George répète avec son groupe dans une salle située
à saint Denis, soit 25 Kilomètre de son domicile. La distance
parcourue dans l’année de chiffre à 25 km x 2x 90 jours justifiés
= 4 500 km avec un véhicule 7 cv.
George applique le barème kilométrique de l’administration
repris dans le VO impôts, soit 3,125 jusqu’à 5000 km. Il peut
donc déduire 4.500 F x 3.125 = 14.62 F au titre de déplacement
domicile/lieu de travail.
2-5 Autres frais professionnels de déplacement
Comme tous les frais de déplacements sont pris en charge directement
par les organisateurs des manifestations auxquelles participe le groupe,
Georges ne peut rien déduire à ce titre.
-
Frais supplémentaires de repas sur le lieu de travail
Les gais Lurons de Cuges- les Pins fréquentent lors des répétitions
un restaurant routier de Saint-Denis.
Georges paie son repas 60 F. Il peut donc déduire 60 F – 18.42
F = 41.58 F au titre des frais réels, 18.42 F correspondant à
la valeur moyenne annuelle en 1999 du Minimum garanti retenu pour fixer
la valeur du repas pris au foyer. Il est rappelé que Georges perçoit
moins de 173.640 F et qu’il peut justifier de 80 repas soit : 41.58 x 80
= 3.326 F
-
Frais de repas et d’hébergement en déplacement
Comme pour les frais de transport en déplacement les frais de
repas et d’hébergement sont pris en charge directement par les organisateurs.
George ne peut donc rien déduire à ce tire.
-
Frais de documentation
George est abonné à la lettre du Musicien. Cette publication
étant bien une revue professionnelle, George peut en déduire
le montant de l’abonnement, soit 250 F
-
Locaux Professionnels
George est propriétaire d’un studio qu’il a acquis en 1996 et
pour lequel il à du emprunter. Une partie de son studio est réservé
à son activité. La règle pratique admet pour les studios
un prorata de 50 % dévolu à l’activité professionnelle.
L’ensemble des charges : entretien, impôt locaux, intérêts
d’emprunt, charge de copropriété, assurance, se monte à
15.000 F. George peut donc déduire 7.500 F au titre des frais de
local professionnel.
-
Matériel, mobilier, et fournitures.
Équipé d’une table de mixage et de platine magnéto
anciennes, George se procure quant il peut du matériel informatique.
Il a acquis notamment des logiciels d’aide à la composition et à
la transcription pour un montant de 3.000 F.
2-1 1 Cotisation professionnelle.
Georges est un adhérent de longue date du syndicat des Artistes
Musiciens de Paris.
Il peut donc déduire de ses revenus la somme de 1.200 F montant
intégral de sa cotisation annuelle.
Ainsi le montant total des frais réels de Georges se monte à
64.338 F, avant abattement général de 20 %, au lieu des 31.200
F obtenus avec le forfait de 10 % et de déduction supplémentaire
de 20% propre aux artistes musiciens. A terme les artistes seront de toute
façon amenée à déclarer leur frais réels,
même s’ils se limitent aux 14 et 5 % forfaitaires qui seront toujours
plus favorable que les 10 % de tout le monde.
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